À PEINE À LA FLEUR DE L´ÂGE


À PEINE A LA FLEUR DE L´ÂGE

A peine à la fleur de l´âge,
Je bois la coupe amère de l´existence,
Oui, vingt ans, j´ai perdu déjà le courage
De mourir ou de vivre avec persévérance.

Visage pâle, yeux moribonds,
Cœur tordu, voix tremblotante,
Je traine mes savates avec en mains un gond,
Pour arrêter surtout des forces accablantes.

Seul dans mes nuits sans lune et sans étoiles,
J´utilise ma douleur à composer des vers,
Qui, sur ma vie jettent toujours le voile,
Pour m´empêcher de voir bien des choses à l´envers.

Dégouté de la vie, je ne sais donc quoi faire ;
Mon regard se porte toujours à l´horizon,
Pour tracer dans le ciel de la vie de mes frères,
Une partance de roses anisées, avec un vert gazon.

Syled Nitsag

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