ME VOICI
ME VOICI
Me voici comme un
refrain funèbre et amer
Qu´on interdit aux
enfants de fredonner,
Même aux oiseaux
du ciel et ceux de la terre
Car je suis le
malheur qu´il faut bien éviter.
Bouleverser par
le mépris et la douleur
Comme une branche
par la pression de la tempête
Je m´en vais tout
seul en ce monde sans couleur
Suivant la
solitude qui m´a été faite.
Ma résistance
dans ce désert n´en peut plus
Je n´ai que des scorpions
et des vilains serpents
Pour amis. Oh !
Céleste Dieu mais d´où viendrais tu
Pour me secourir
de ces tumultueux moments ?
Bientôt mes amis
je serais bel et bien mort
Mon cœur, sépulcre
blanchi, sera tari
Et mon âme ne
verra plus de triste sort
Comme ça n´a été
qu´une tragédie.
Syled Nitsag
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