ME VOICI


ME VOICI

Me voici comme un refrain funèbre et amer
Qu´on interdit aux enfants de fredonner,
Même aux oiseaux du ciel et ceux de la terre
Car je suis le malheur qu´il faut bien éviter.

Bouleverser par le mépris et la douleur
Comme une branche par la pression de la tempête
Je m´en vais tout seul en ce monde sans couleur
Suivant la solitude qui m´a été faite.

Ma résistance dans ce désert n´en peut plus
Je n´ai que des scorpions et des vilains serpents
Pour amis. Oh ! Céleste Dieu mais d´où viendrais tu
Pour me secourir de ces tumultueux moments ?

Bientôt mes amis je serais bel et bien mort
Mon cœur, sépulcre blanchi, sera tari
Et mon âme ne verra plus de triste sort
Comme ça n´a été qu´une tragédie.

Syled Nitsag


Copyright “©” Derechos Reservados 2012.

Comentarios